Qui a décidé qu’un spot lumineux pouvait survivre à la vapeur, mais pas à la douche ? L’éclairage de salle de bain, ce n’est pas juste une question de goût ou de design : chaque zone impose ses propres règles, et il vaut mieux les connaître avant d’installer la moindre ampoule.
Lorsqu’on s’attaque à l’éclairage de la salle de bains, impossible de faire l’impasse sur l’humidité. Installer un luminaire sans vérifier sa résistance à l’eau, c’est prendre le risque de se retrouver dans le noir… ou avec un appareil hors service. Beaucoup l’ignorent : un spot LED, aussi moderne soit-il, n’est pas forcément prêt à affronter les assauts de la condensation et les éclaboussures.
Voilà pourquoi il est indispensable de bien identifier les zones de protection spécifiques à la salle de bain et de choisir des produits adaptés à chaque espace. Parce qu’un même luminaire ne conviendra pas partout, et parce que la sécurité ne tolère aucun compromis.
Pour s’y retrouver, il existe quatre zones distinctes à prendre en compte lors de la pose d’un éclairage de salle de bain :
Les différentes zones IP
Chaque zone de la salle de bain impose ses contraintes et demande un indice de protection (IP) adapté. Voici un panorama précis pour éviter les faux pas :
- Zone 1, Z1 : Ici, on parle du plafond, juste au-dessus de la baignoire ou de la douche. Dans cette zone, la vapeur s’accumule facilement, surtout lors des matinées glaciales où la salle de bain se transforme en hammam improvisé. Mieux vaut privilégier un luminaire encastré ou un plafonnier affichant au minimum une protection IP44, capable d’encaisser la condensation sans faiblir.
- Zone 2, Z2 : Similaire à la précédente, la zone 2 concerne les murs qui bordent la baignoire ou la douche. Ils reçoivent rarement de l’eau directement, mais la vapeur y règne en maître. Là encore, une protection IP44 reste le meilleur choix. Pour le miroir, une applique bien sélectionnée fait la différence : elle éclaire le visage sans sacrifier la sécurité. Pour des modèles adaptés, découvrez les variantes sur notre site : en cliquant ici (LE210, LE201, LE100…)
Poursuivons avec les deux zones les plus exposées aux risques d’eau :
- Zone 3, Z3 : Elle entoure la baignoire ou la douche, là où les projections d’eau ne sont pas rares. La condensation atteint son maximum dans cet espace. Ici, impossible de tricher : seuls les luminaires dotés d’une protection d’au moins IP65 garantissent une utilisation fiable, même après une bataille d’éclaboussures.
- Zone 4, Z4 : L’endroit le plus exposé : directement dans la douche ou la baignoire, où l’appareil entre en contact avec l’eau. Dans cette zone, le choix se porte sans hésitation sur des produits affichant une protection IP67. C’est la seule garantie d’un luminaire qui continue de fonctionner, même après une immersion accidentelle.
Le référentiel à suivre ? Le règlement espagnol ITC BT 27, qui fixe précisément les règles de montage et les exigences de sécurité pour tout éclairage de salle de bains. Parce qu’ici, la rigueur ne laisse pas de place à l’improvisation.
À la clé : une salle de bain lumineuse, sûre, et un éclairage qui sait résister aux caprices de l’humidité. Mieux vaut prévoir, car une ampoule mal placée ne préviendra jamais avant de rendre l’âme.




