Bien choisir l’emplacement idéal pour vos orchidées

Parce que nous avons tous des orchidées à la maison avec seulement des feuilles, mais nous n’osons pas les jeter parce qu’elles sont souvent le fruit d’un cadeau ou d’un favori, et parce que nous espérons les voir fleurir à nouveau. Eh bien, il est bientôt temps de les mettre dehors et de les oublier (ou presque) jusqu’aux premières gelées.

Pourquoi laisser ces plantes dehors, loin de notre regard ? Parce que c’est parfois le geste le plus efficace pour les voir refleurir. Ce n’est pas un conseil tiré d’un énième manuel, mais d’un fleuriste passionné, bien plus utile que toutes mes lectures sur le sujet.

Première étape

Pour que vos orchidées Phalaenopsis se portent bien, il y a des gestes simples à adopter dès leur arrivée chez vous. Si vous venez de recevoir ou d’acheter une orchidée, évitez tout arrosage pendant la première semaine. Le transport a déjà été assez stressant pour la plante. Ensuite, privilégiez toujours l’eau de pluie : l’eau du robinet, trop chargée en calcaire, finit par étouffer les racines. Quant à l’eau déminéralisée ou adoucie, elle ne leur apporte aucun nutriment. L’arrosage, lui, se limite à une fois tous les quinze jours, mieux vaut une plante un peu sèche qu’une motte détrempée.

Deuxième étape

La dernière fleur tombe, la tige reste nue : c’est le moment d’intervenir. Comptez trois « yeux » à partir de la base, puis coupez la tige en biais à environ cinq millimètres au-dessus du troisième. Parfois, une nouvelle tige florale surgit à cet endroit. Ensuite, espacez l’arrosage sur les quinze prochains jours. Si la tige est sèche, coupez-la au ras du pied.

Pour maintenir un peu d’humidité, plusieurs solutions existent : placez des billes d’argile au fond du cache-pot, ou déposez le pot dans une soucoupe remplie d’eau (même si ce n’est pas très élégant). Vous pouvez aussi vaporiser les racines et le dessous des feuilles, jamais le dessus. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces plantes aiment la compagnie : elles se plaisent à être regroupées.

Troisième étape

Après ces soins, arrive la période décisive : fin mai ou début juin, lorsque les nuits restent au-dessus de 12 °C, sortez vos orchidées au jardin. Oubliez-les un peu. En plein été, surveillez simplement que le substrat ne sèche pas trop et que les pots restent dans un endroit lumineux, à l’abri du soleil direct, les feuilles ne pardonnent pas les brûlures, qui laissent des taches noires irréversibles. Soyez aussi vigilant face aux ravageurs : escargots et larves raffolent des feuilles tendres.

La patience est de mise : le retour à l’intérieur n’a lieu qu’à la fin septembre ou début octobre. Ce « choc thermique » est souvent le déclencheur d’une nouvelle floraison. Chaque année, ce rituel porte ses fruits : mes orchidées produisent des hampes florales et de nouvelles feuilles dès septembre.

Adopter une orchidée n’a plus rien d’un privilège réservé : leur prix a baissé, leur entretien s’est démocratisé. Pour choisir une plante en jardinerie, inspectez toujours l’état des racines : elles doivent être nombreuses, bien vertes, visibles à travers le pot. Tant que la plante garde des feuilles vigoureuses et des racines saines, elle est pleine de promesses.

Après la floraison, évitez de placer votre orchidée devant une fenêtre fréquemment ouverte en hiver. Les courants d’air font tomber les boutons avant même qu’ils n’éclosent.

Ces conseils concernent Phalaenopsis. Pour les autres espèces, comme le sabot de Vénus ou les Cymbidiums, la partie se corse : il faut un environnement adapté, une attention constante, et une bonne dose de persévérance. Mes tentatives n’ont jamais tenu sur la durée, malgré toutes mes recherches sur le sujet.

Si vous avez d’autres astuces, partagez-les : chaque expérience compte, surtout pour ceux qui, comme moi, défendent leurs orchidées contre les critiques de l’entourage, sans fleurs, elles passent difficilement pour des championnes de la déco, mais cela ne m’arrête pas. C’est presque devenu un jeu, une petite victoire à savourer chaque année.

Leur allure n’est plus aussi flamboyante, mais elles tiennent bon. Cinq ans de vie, au moins, et toujours fidèles au poste.

Voici le décor où elles patienteront au retour des beaux jours :

Certaines plantes se contentent de peu, mais demandent beaucoup de patience. Les orchidées, elles, réservent parfois de très belles surprises à ceux qui n’abandonnent pas la partie trop vite.

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