Comment choisir les meilleures peintures pour vos projets

Avant d’attaquer vos travaux de finition, vous vous demandez quelle est la meilleure marque de peinture ? Tout comme nous tous. Question légitime, mais je vous dis immédiatement « tous » et « aucun ». Vous serez attiré par une marque pour son marketing, sa publicité. Ou par un ami après une expérience satisfaisante pour lui avec une marque. C’est comme ça que je vais vous conseiller. Comme si vous étiez en réserve avec moi, ce qui est ma vie quotidienne. C’est pourquoi je vous donne mon avis dans cet article. Après 15 ans de commande et de conseil en peinture (entre autres), je connais et j’ai appliqué certaines références. Sans oublier tous mes précieux commentaires clients. Mais je suis loin d’avoir fait le voyage ! Je ne parlerai donc qu’avec vous des produits que j’ai testés et/ou vendus en grande quantité.

Si vous n’avez pas d’éléments de comparaison, de nombreuses marques peuvent convenir selon différents critères personnels, comme :

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  • votre expérience (même si cela se limite à un mur chez votre grand-mère)
  • le niveau de brillance souhaité (du mat profond au laqué façon miroir)
  • la période où vous prévoyez d’acheter
  • le budget que vous comptez allouer
  • la saison (un séchage trop rapide en été peut poser problème)
  • la facilité d’application

Avez-vous déjà peint avec une guitare ou une gamme Sigma ?

Ne vous tournez que vers une marque professionnelle ou, à défaut, vers le haut de gamme si vous achetez en grande surface spécialisée. Sinon, la déception risque d’être au rendez-vous. À l’opposé, si vous n’avez jamais investi plus de 10 € dans un pot de peinture, essayez d’en mettre 40 € : la différence pendant l’application saute aux yeux, même si elle ne dure pas toute la vie.

Existe-t-il une meilleure marque de peinture ?

Est-ce que Nike fait les meilleures baskets ? Pour avoir foulé les parquets pendant plus de vingt ans, je dis oui. J’ai testé six marques différentes. Cela n’empêche pas Adidas de rester le choix numéro un de beaucoup. Vous voyez où je veux en venir : il existe des marques qui se démarquent, mais aucune ne fait l’unanimité. Ce qui compte, c’est que le produit colle à vos attentes, votre projet, votre niveau. Si vous avez pu comparer plusieurs marques, ce n’est pas la « meilleure » que vous choisissez, mais celle qui vous convient. Selon les profils, certains privilégient la rapidité (application facile, glisse), d’autres la discrétion des traces (séchage plus lent), ou cherchent un compromis. Toutes les grandes marques proposent des gammes variées, de l’entrée au haut de gamme. Si vous débutez, la marque ne devrait pas être le premier paramètre à regarder.

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Que répondra un peintre si vous lui demandez sa marque favorite ?

Un artisan ne citera que des marques professionnelles. Oubliez les produits bas de gamme : ils n’en parlent même pas. Généralement, vous entendrez des noms comme :

  • Zolpan, Tollens (groupe chromologique)
  • Seigneurie, Gauthier, Guittet, Sigma, Gori (groupe PPG)
  • Sikkens (groupe Akzonobel)
  • Astral (groupe Akzonobel)
  • Trimetal (groupe Akzonobel)
  • Unikalo (producteur français, cocorico !)
  • Caparol

et quelques autres. Les caractéristiques de chaque gamme répondent à des besoins différents, à des profils variés.

Des marques pros plus rares ou localisées

Avec Internet, les frontières s’effacent, mais il reste des marques introuvables selon les régions, même chez les pros. Lauragai ou Caparol, par exemple, ne sont pas partout.

Des marques estampillées « luxe »

Aucune intention de dénigrer ici. Mais il y a une nuance entre la « valeur perçue » et la qualité réelle. Prenons Farrow & Ball ou Ressource : la qualité est là, sans aucun doute. Certains diront qu’ils surpassent les marques pro plus classiques. Leur argument ? Un marketing soigné autour d’une palette de couleurs unique, un positionnement haut de gamme. Ces teintes séduisent, même si leur communication n’accroche pas tout le monde. Pour illustrer, Farrow & Ball fait fureur chez moi, surtout du côté de Deauville.

Qu’achète-t-on vraiment dans un pot de peinture ?

Quand vous passez commande, vous payez pour une formule complexe (résines, additifs…). Plus le tarif baisse, plus vous achetez… du solvant (et l’eau est un solvant). Ce qui reste sur le mur après évaporation, c’est l’extrait sec. Les pots professionnels détaillent ce taux en toutes lettres.

Les marques de peinture en grande surface de bricolage

Voici les principales marques que vous croiserez sur les rayons (blancs en emballage standard) :

  • Dulux Valentine (Leroy Merlin et Castorama, Akzonobel)
  • V33 (fabriqué dans le Jura, Castorama et Leroy Merlin)
  • Ripolin (groupe PPG, Leroy Merlin)
  • Julien (groupe Akzonobel, Castorama)
  • Renaulac (groupe PPG, large distribution mais jamais au même endroit)
  • Goodhome (enseigne Castorama)
  • Tollens (haut de gamme à Castorama, gamme dédiée)
  • Architecte (haut de gamme Leroy Merlin, signé Dulux Valentine)
  • Luxens (fabrication PPG, « entrée » et « haut de gamme », parfois par Renaulac, Leroy Merlin)
  • Zolpan (2 séries pros chez Leroy Merlin depuis 3 ans)
  • Tollens (une gamme pro récemment chez Leroy Merlin)
  • Guittet (une série pro aussi, récemment chez Leroy Merlin)

Ce sont les références qui dominent le marché.

Comprendre les « gammes » au sein d’une marque

Un exemple concret : Dulux Valentine. Prenez la finition mate en 10L. Chez Dulux, vous trouverez une gamme entrée de gamme, une gamme intermédiaire, puis des produits proches du niveau pro. Chez Leroy Merlin, la gamme « Architecte » couvre quasiment deux fois plus que la « Protech ». Chez Castorama, le nom change, mais l’emballage diffère aussi. Le produit « Architecte » (Leroy Merlin) équivaut à « 98% opacité Dulux » (Castorama). Les prix sont rangés du moins cher au plus élevé en rayon. Sur le terrain, mon expérience (et celle de nombreux clients) : un pot de marque nationale à 40-45 € n’est pas systématiquement supérieur à une marque « distributeur » (Luxens, Colours) à 25-30 €. Le blanc peut varier, le temps de séchage aussi. Cette gamme de prix, c’est le minimum pour espérer un rendu correct avec une application agréable. Deux couches seront nécessaires avec ce type de produit. Passé 80 €, il est possible de viser un résultat optimal, à condition que la sous-couche soit bien faite. Un rappel : le DTU impose deux couches de finition, quel que soit le produit. Mais si vous réalisez le chantier vous-même, à chacun sa méthode.

Les marques dites « distributeur »

Impossible de deviner qui fabrique telle ou telle peinture sans demander au vendeur. Chez Luxens (Leroy Merlin), trois séries sont produites par deux fournisseurs distincts. La gamme « luxe » (Renaulac) : très bon produit. Attention, qu’une marque réputée fabrique pour d’autres (Luxens, Goodhome, Carrefour) ne garantit pas les mêmes spécifications. Cela dit, passer par un grand nom reste rassurant. Une marque reconnue ne prendrait jamais le risque de proposer du bas de gamme, même pour une gamme distribuée en grande surface.

Acheter en magasin pro : c’est possible ?

Peut-on, en tant que particulier, acheter chez un grossiste pro ?

Oui, de plus en plus. Si vous connaissez une personne qui achète souvent, demandez-lui des infos. Un pro bénéficie de tarifs réduits, parfois jusqu’à 30 %. Pour un particulier, la négociation sera plus difficile.

Pourquoi tant d’artisans jurent-ils par les marques Pro ?

Le temps, c’est de l’argent. Un artisan doit garantir le résultat, rapidement. Il est payé au chantier, non à l’heure (ne prenez pas d’artisan à l’heure !). Les produits pros offrent une marge de sécurité, une tolérance aux erreurs. Ils contiennent plus de liant, un taux de matières sèches supérieur. Ne partez pas du principe que tous les peintres « savent appliquer »… Plus la peinture est qualitative, plus on peut l’étaler « à la va-vite » sans catastrophe (je force le trait, mais l’idée y est). Elle couvre, sèche convenablement, laisse le temps d’unifier. Les pro privilégient en général un mat profond, qui masque les petites imperfections et limite les traces de rouleau (le fameux « suivi »).

Chaque peinture a son usage

Si vous venez me voir pour désigner la meilleure peinture, comme beaucoup le font chaque jour, je vais vous bombarder de questions. Sur votre projet, la pièce, l’état du support… sur vous aussi : êtes-vous le peintre, niveau d’expérience, motivation. Un vendeur qui ne s’intéresse pas à votre projet, qui ne pose pas 5 ou 6 questions ? Passez votre chemin. Rappelez-vous : vous n’achetez pas seulement de la peinture, mais un résultat, du confort de pose, un impact sur votre vie quotidienne. Quand on n’a ni habitude ni point de repère, on s’en soucie peu en réalité, mais c’est là que tout se joue.

Que choisir pour mon propre chantier ?

Je voulais zéro trace, de la lumière, une impression, une seule couche de finition, et du lavable (j’ai bien fait, même la compote ne laisse pas de traces !). J’ai pris une sous-couche Luxens placo, environ 80m² pour 10L. La consommation dépend de chacun, de l’outil utilisé… En dessous de 35 €, c’est risqué. Si c’était à refaire : Universal Zolpan 15L. En finition cuisine, V33 Resist Extreme 10L (90 € les 10L). Ultra lavable, avec un taux de téflon plus élevé que la moyenne, ce qui donne un blanc plus « tourbe » surtout en mat (et un tarif en conséquence). Le mat reflète très peu la lumière, d’où l’envie d’un blanc éclatant. Plus le mat est profond, moins les traces et défauts se voient (d’autres facteurs comptent aussi, comme la température). (Si ça devait recommencer, je viserais le plafond !)

La peinture, une discipline sans pitié !

Chaque centimètre carré vous mettra à l’épreuve : ponçage, nettoyage, dépoussiérage, impression, une ou deux couches de finition… Au final, vous serez le seul à voir les imperfections. Pour ma femme et mes amis, tout paraît parfait. Curieux. Mais je sais où ça coince, rien qu’à moi.

Sans équipement adéquat, aucune marque n’est magique

Le meilleur produit ne fera pas de miracle si l’outil ne correspond pas à la texture, la viscosité ou au support. Le résultat dépendra autant du matériel que de la peinture.

Rouleaux et pinceaux

J’ai eu l’occasion de tester une cinquantaine de brosses et rouleaux en une journée de « chantier ». Même peinture, outils différents. Résultat visuel souvent similaire à l’œil nu. Mais ce jour-là, j’ai compris ce qu’est un « bon outil ». On parle de qualité quand, après 5 m², l’enveloppe du rouleau ne se détache pas du tube plastique… Ce genre de désagrément, on s’en passe ! (Évitez les premiers prix en GSB, Action, Carrefour, etc., si la finition compte pour vous.) Faites attention au type de peinture (résine, solvant) et au support. Sur chaque pot, la longueur conseillée pour la fibre du rouleau est indiquée. Ne prenez pas 14 mm si on vous conseille 8 mm : sinon, les traces seront inévitables. Pour les pinceaux, misez sur la qualité et la polyvalence. Contrairement aux rouleaux, ils sont plus faciles à nettoyer et vous serviront longtemps. Deux suffisent en général, plus si vous enchaînez les chantiers.

Quel type de peinture pour votre projet ?

Face à la multitude de combinaisons possibles, voici quelques repères de prix selon vos objectifs. La consommation moyenne tourne autour de 10 m² par litre, mais selon la personne et le support, cela peut varier de 15 %.

Bien choisir l’impression ou la sous-couche

Pour du placo, en grande surface, cherchez une « sous-couche plaques de plâtre », chez les pros, ce sera « impression ». Comptez au minimum 35 à 40 € les 10L selon la marque.Côté pro, 90 à 130 € (voire plus) les 15L. Autre support que le placo, envie de poser du papier peint en finition ou d’utiliser un pistolet ? Optez plutôt pour une « universelle ». Plus couvrante, adaptée au pistolet (avec ou sans dilution selon le modèle), compatible plâtre, béton, bois… selon les marques. Pour le papier peint, l’idée est d’obtenir une base blanche homogène. Sinon, les motifs du carton risquent de transparaître selon la qualité du revêtement. Comptez 45-60 € pour 10L, rendements quasi équivalents.120 à 180 € (voire plus) pour 15L en pro.

Quelle peinture blanche choisir pour un plafond ?

Obtenir et garder un plafond blanc, c’est parfois un défi. Il faut donc miser sur un produit haut de gamme. Ne cherchez pas à économiser sur le plafond : c’est là que les traces risquent d’apparaître en force. L’air chaud accélère le séchage, ce qui complique la tâche. En plus, l’éclairage mettra en valeur le moindre défaut. Pour ma part, j’utilise des peintures à indice d’opacité très faible pour les plafonds.

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